30.04.2008
Ca ne vous avait pas échappé
Confusion entre titre de séjour et naturalisation par le Président de la République. Si par hasard cela vous avait échappé, revoyez les images à l'adresse ci-dessous.
http://www.dailymotion.com/asi/video/x57asn_sarkozy-confond-trois-fois-titre-de_news
17:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, immigration, naturalisation, confusion, debout la république, dlr
29.04.2008
Eurovision
L’affaire n’est sans aucun pas vitale mais symptomatique, certainement.
Le concours de l’Eurovision ne passionne plus le spectateur comme à ses débuts, la loi de l’audimat l’ayant classé au rayon des vestiges audiovisuelles...
A vrai dire, l’avenir de l’Eurovision me laissait d’une indifférence assez difficilement égalable…jusqu'à très récemment et très exactement le moment où j'ai appris que la France allait concourir avec une chanson en anglais.
De deux choses l’une : soit le préfixe « euro » suivi du radical « vision » doit s’entendre comme une prémonition du tout anglais sur le continent européen, soit les sélectionneurs français de ce "bon vieux" concours de chant n’ont jamais entendu parlé de la francophonie.
Je penche pour la seconde possibilité, mais est-elle moins alarmante ?
- Il parle quoi comme langue les français ? demande un petit britannique à sa maman.
- Tu l’entends mon chéri, anglais… comme tout le monde.
Il parait que la France n’a pas remporté l’Eurovision depuis belle lurette.
Pourvu que ça dure !
Benoit Milliery
19:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eurovision, francophonie, dlr, debout la république, défense de la francophonie
22.04.2008
L'OTAN tout un symbole.
Selon Hervé Morin, notre très discret ministre de la défense, l’adhésion française à l’OTAN n’est qu’une « question symbolique » .
Bref, il serait fait, selon lui, tout un barnum pour bien peu de chose.
Il ne s’agit que d'un symbole, c'est pas grave un symbole.
Dans ce cas, pourquoi ne pas perpétuer le symbole d’une France non alignée ?
Depuis 42 ans qu'il était en place, nombres de nos concitoyens s'y retrouvaient.
Que voulez-vous, ce n'est sans doute pas grave un symbole mais l'on s'y attache...comme à un hymne ou à un drapeau.
Benoit Milliery
18:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : otan, france, adhésion française à l'otan, morin, hervé morin, dlr, debout la république
21.04.2008
La question des retraites...en question.
Je vous invite à lire la réflexion menée par le mouvement post-autiste sur la question des retraites.
Le débat est ouvert.
Benoit Milliery
Depuis que la « question des retraites » s’est imposée en France comme un enjeu politique, les argumentaires se sont développés et, qu’ils émanent du gouvernement ou du patronat, ils se concluent tous par la même certitude que les médias se chargent de traduire en une évidence : le système par répartition issu de la guerre est aujourd’hui inadapté et l’introduction de la capitalisation se révèle indispensable. Différents rapporteurs (Olivier Davanne pour le Conseil d’analyse économique en 1998 et Jean-Michel Charpin pour le Plan en 1999) ont défendu cette idée, au motif que la capitalisation était plus efficace. Les responsables politiques, entre mutisme et inaction, semblent approuver la mesure. Les experts de tout bord (assurances, banques, etc.) favorables à la capitalisation ne sont pas en reste. Cet engouement n’est pas propre à l’Hexagone et n’est pas tout récent. Dès 1994, la Banque mondiale préconisait l’introduction de régimes complémentaires facultatifs. Pourtant, « la solution » proposée est loin d’être convaincante.
19:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite, réforme, réforme des retraites, capitalisation, répartition, état providence, dlr
20.04.2008
Manifestation chinoises contre l'iniquité médiatique française.La grande farce
Manifestations chinoises contre l’iniquité médiatique française. La grande farce.
La Chine organise des manifestations contre le traitement des médias français, jugés iniques et partiaux de la question du Tibet et de ses implications sur la cérémonie d’ouverture au JO.
Excusez les lignes ci-dessus, je corrige : les ressortissants chinois ont librement et volontairement manifestés leurs indignations…quant à l’image donnée par les odieux médias occidentaux à cette grande démocratie méconnue qu’est la Chine.
Sans doute est-ce là « real politiquement » plus correct.
N’auraient-ils pas eu le droit de voir ces drapeaux tibétains - brandis sur le passage de la flamme olympique à Paris – arrachés des mains des manifestants par des CRS français mis à la disposition des « Gentils Organisateurs » chinois ? Un léger différé dans la retransmission en est peut-être la cause.
J’invite celles et ceux qui ne l’auraient vu, à visionner le reportage d’Envoyé Spécial du 10 avril 2008.
Nous assistons (en rongeant le frein de notre indignation) à une grande farce où les déclarations françaises et les faits en disent long sur ce que vaut le poids des mots devant le choc des photos. Signe évident que la politique française se « parismatchise » toujours un peu plus.
Si nos représentants se veulent « intraitables » sur la question des droits de l’homme au Tibet à l’encontre du régime de Pékin…c’est pour finalement mieux se coucher à ses pieds.
« La France n’est rien sans la grandeur » est devenu « La France se couche avec panache » subordonnant nos valeurs aux enjeux financiers, le politique à l’économique.
Vaste farce donc que ce jeu d’images tronquées et de déclarations d’intention qui ne débouchera au mieux que sur « une indisponibilité dans le calendrier de la présidence française de l’UE ».
Entendons bien ; si la France n’avait eu la responsabilité de l’UE, elle n’aurait évidement pas hésité une seconde à boycotter les JO. Mais là…du coup vous comprenez, ça va pas être possible…
Je peux pas j’ai piscine ! Répétait invariablement Laurent Baffy, sans savoir qu’il deviendrait le précurseur du devenir de l’indignation française. Pour mémoire, ce chantre de l’insolence fût remercié par Canal + peu de temps plus tard, jugé « pathétique » par les responsables de la chaîne.
Moralité (comme dans toute farce) :
La France pourra dire qu’elle a accomplie son devoir tout en préservant ses intérêts économiques.
Pendant ce temps au Tibet…
09:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jo, tibet, boycott, dlr, debout la république
Union Européenne et URSS, des structures qui se ressemblent...trop.
Une contribution de Vladimir Boukovsky, né en 1942. Ancien dissident soviétique, il a passé 12 ans de sa vie emprisonné (camp, prison, hôpital psychiatrique). Il est le premier à avoir dénoncé l’utilisation de l’emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en Union soviétique.
http://www.dailymotion.com/video/x50ehg_union-europeenne-...
Benoit Milliery
08:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ue, réferendum, urss, union européenne, debout la république, dlr
11.04.2008
La France soumise n'est pas la france
La France soumise n’est pas la France
Aujourd’hui, j’ai décidé de voter symboliquement la motion de censure
pour porter la voix silencieuse de nombreux parlementaires et de
millions d’électeurs de la majorité, que le reniement présidentiel de
notre indépendance nationale révolte. C’est une décision grave et
mûrement réfléchie qui ne m’enchante pas, mais que j’assume pleinement.
Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est l’indépendance nationale, c’est
« une certaine idée de la France ». Longtemps le RPR et l’UMP ont été
fidèles à ce gaullisme responsable, digne et nécessaire pour l’avenir de
notre pays. Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
La France ne gagnera rien à cette normalisation atlantiste,
occidentaliste, qui n’est pas seulement le reniement de sa liberté
diplomatique et de son rang mondial, mais aussi le reniement
d’elle-même. La France soumise n’est pas la France. La France soumise ne
serait d’aucune utilité au monde. Le président de la République
aurait-il oublié ce propos historique du général de Gaulle : « Il y a un
pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté
du monde. » ?
Tout cela pour quoi ?
Nous aurons des morts inutiles dans le bourbier afghan, qui restera
sans issue hors d’une internationalisation renforcée dans le cadre de
l’ONU.
Complètement réincorporés dans le commandement militaire intégré de
l’OTAN, nous subirons le sort des vassaux, sans garantie aucune de
l’émergence d’une Europe de la défense utile et durable.
Hurlant avec les mauvais prophètes d’un « axe du mal » imaginaire,
nous perdront notre voix originale dans le monde, tout en nous exposant
inutilement à des fanatiques trop heureux, eux aussi, d’en avoir enfin
fini avec l’universalisme français.
Je refuse cette politique catastrophique pour la France et les Français.
Une politique dont il n’a jamais été question lors de la campagne
présidentielle. Une politique qui a été annoncée depuis l’étranger. Une
politique qui n’a fait l’objet d’aucun débat sérieux avec le
gouvernement ni le Parlement et ne sera pas soumise, comme je l’avais
réclamé, au vote des Français.
Oui, il y a encore des gaullistes à droite ! Oui, au-delà des clivages
politiques, les Français sont envers et contre tout attachés à la
liberté de la France !
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République
17:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, france, intégration
Le temps politique
Un article sur le temps présidentiel (celui des premiers temps) mais il reviendra c'est à craindre.
L’immédiateté de Nicolas Sarkozy
Les débats passionnés sur les invectives du chef de l’état ou sur le grand déballage de sa vie privée sont, me semble t-il, la preuve que Nicolas Sarkozy a imposé sa temporalité aux médias ainsi qu’à la classe politique dans son ensemble.
Que son actualité fasse l’objet de toutes les attentions n’a rien d’étonnant au regard de la fonction présidentielle qu’il occupe.
Cependant, il me semble fondamentalement préoccupant qu’il ait fait de son actualité : une immédiateté.
Déstabilisant jusqu’à la vitesse médiatique pourtant déjà vertigineuse – l’immédiateté avec laquelle Nicolas Sarkozy répond, avec laquelle il est présent, m’inquiète plus encore que la dimension personnelle de l’exercice du pouvoir. Si tant est que les deux ne soient pas intimement liées.
La rupture « sarkozienne » d’avec la temporalité politique doit nous préoccuper en ce qu’elle engage d’avenir de la France.
Pour qui exerce quelques responsabilités, cette immédiateté ne peut qu’apparaître comme l’échec annoncé de l’efficience de toute politique future. Entendons-nous ; sans repousser les prises de décisions aux calandres grecques, gouverner implique nécessairement de la réflexion et réfléchir impose de prendre du temps.
Même dans l’urgence, ce temps ne s’évanouit pas. En aucun cas la gestion de l’urgence ne peut se confondre avec les réponses apportées aux causes de celle-ci, avec ces décisions sereinement prises une fois envisagé les choix qui engageront l’avenir et dont il faudra répondre.
L’immédiateté est, dans ce cas comme dans d’autres, une confusion. Confusion de l’urgence avec ses causes, condamnation à la superficialité à l’illusion.
L’immédiateté a également cette qualité d’étouffer l’apparition d’une réflexion féconde de décisions efficaces et pérennes, pour exemple :
Qu’il aurait été riche de nous interroger sur notre manière de commémorer, de nous souvenir, et de transmettre cette mémoire qui unit, sans repentance ni oubli. L’immédiateté, elle, a imposé la lecture de la lettre de Guy Môquet, à date fixe, dans tous les collèges et lycées de France. Que cette commémoration parachutée ne coïncide en rien avec la période où les élèves traitent de cette partie de notre Histoire ne semble pas avoir été pris en compte. Il fallait faire … immédiatement.
Il en est de même quand fût proposé de faire porter la mémoire des jeunes juifs déportés aux enfants de CM2. Même quand l’immédiateté est source d’échec, elle ne porte pas à penser. On ne retiendra que la déferlante des protestations sur l’idée elle-même, puis sur les méthodes de Nicolas Sarkozy. La question de la mémoire se trouve recouverte de bruits sans avenir, stérilisée pour longtemps.
Les discours du président Sarkozy sont autant de performances qui donnent l’illusion de la réactivité comme la perspective donne celle de la profondeur. Immédiates, elles se génèrent et s’emportent les unes les autres, qui d’ailleurs du président ou de ses détracteurs en a encore vraiment le contrôle ? Là réside tout le danger pour l’avenir de notre pays.
La démarche de l’homme décidé ne se confond pas avec celle de l’homme pressé.
Il nous appartient de rester réactif et vigilant à toute dérive du pouvoir.
Mais n’emboîtons pas le pas de celui qui court.
Benoit Milliery
17:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, debout la république, réforme, bling bling, président




