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11.04.2008

La France soumise n'est pas la france

La France soumise n’est pas la France

Aujourd’hui, j’ai décidé de voter symboliquement la motion de censure
pour porter la voix silencieuse de nombreux parlementaires et de
millions d’électeurs de la majorité, que le reniement présidentiel de
notre indépendance nationale révolte. C’est une décision grave et
mûrement réfléchie qui ne m’enchante pas, mais que j’assume pleinement.

Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est l’indépendance nationale, c’est
« une certaine idée de la France ». Longtemps le RPR et l’UMP ont été
fidèles à ce gaullisme responsable, digne et nécessaire pour l’avenir de
notre pays. Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

La France ne gagnera rien à cette normalisation atlantiste,
occidentaliste, qui n’est pas seulement le reniement de sa liberté
diplomatique et de son rang mondial, mais aussi le reniement
d’elle-même. La France soumise n’est pas la France. La France soumise ne
serait d’aucune utilité au monde. Le président de la République
aurait-il oublié ce propos historique du général de Gaulle : « Il y a un
pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté
du monde. » ?

Tout cela pour quoi ?
 Nous aurons des morts inutiles dans le bourbier afghan, qui restera
sans issue hors d’une internationalisation renforcée dans le cadre de
l’ONU.
 Complètement réincorporés dans le commandement militaire intégré de
l’OTAN, nous subirons le sort des vassaux, sans garantie aucune de
l’émergence d’une Europe de la défense utile et durable.
 Hurlant avec les mauvais prophètes d’un « axe du mal » imaginaire,
nous perdront notre voix originale dans le monde, tout en nous exposant
inutilement à des fanatiques trop heureux, eux aussi, d’en avoir enfin
fini avec l’universalisme français.

Je refuse cette politique catastrophique pour la France et les Français.
Une politique dont il n’a jamais été question lors de la campagne
présidentielle. Une politique qui a été annoncée depuis l’étranger. Une
politique qui n’a fait l’objet d’aucun débat sérieux avec le
gouvernement ni le Parlement et ne sera pas soumise, comme je l’avais
réclamé, au vote des Français.

Oui, il y a encore des gaullistes à droite ! Oui, au-delà des clivages
politiques, les Français sont envers et contre tout attachés à la
liberté de la France !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République

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